2 millions de morts par an à cause d’accidents et maladies du travail

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié vendredi 17 septembre son rapport sur la période 2000-2016 concernant le nombre de personnes décédées d’accidents ou de maladies professionnelles.

Une première estimation historique conjointe de l’OMS et de l’Organisation internationale du travail (OIT). Couvrant la période 2000-2016, le rapport ne prend pas en compte la pandémie de Covid-19 qui, selon un précédent rapport de l’OMS, a accéléré la tendance à l’allongement du temps de travail, qui représente le principal risque de décès liés au travail.

L’étude a examiné 19 facteurs de risques professionnels, y compris les substances causant l’asthme, les cancers, les facteurs de risque ergonomiques et le bruit. Le principal risque identifié ? Les journées de travail à rallonge. Selon l’OMS, en 2016, environ 750 000 personnes sont décédées en travaillant au moins 55 heures par semaine, en particulier d’accidents vasculaires cérébraux.

L’exposition sur les lieux de travail à la pollution de l’air (particules, gaz et fumée) a causé 450 000 décès. De plus, en 2016, environ 80 % des décès étaient dus à des maladies non transmissibles. La principale cause de décès est la pneumopathie obstructive chronique.

Les accidents professionnels ont provoqué à eux seuls la mort de 360 000 personnes par an, soit près de 20 % des décès liés au travail.

En 2016, près de 1,9 million de personnes sont mortes d’accidents ou de maladies professionnelles, tandis qu’en 2000 ce chiffre s’élevait à 1,7 million. « Ces près de 2 millions de décès prématurés sont évitables », a relevé le Dr Maria Neira, directrice du département Environnement, changement climatique et santé à l’OMS, dans un communiqué.

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