Covid-19 : des conditions de travail en baisse

Selon une enquête récente du ministère du Travail publiée le 28 mai dernier, la crise du Covid-19 a entraîné une détérioration des conditions de travail de quatre travailleurs sur dix à des degrés divers. En revanche, plus de la moitié de la population active n’a pas été affectée de manière significative.

La crise sanitaire et les mesures prises pour freiner la propagation du virus ont conduit à des bouleversements dans le monde du travail: les activités dans certains secteurs ont diminué ou se sont arrêtées (les salles de sports, boutiques, restaurants, activités touristiques…), tandis que dans d’autres secteurs (service à la personne, milieu hospitalier, livraisons…) elles ont augmenté. La modification de l’organisation du travail a été nécessaire pour s’adapter à ce nouveau contexte (obligation du télétravail, réorganisation des groupes de travail, etc.).

Selon l’enquête TraCov effectuée par la direction de l’Animation de la recherche, des Études et des Statistiques (Dares) du ministère du Travail publiée vendredi 28 mai et fondée sur les réponses de 17 216 personnes : 54 % des travailleurs ont eu une relative stabilité des conditions de travail par rapport à l’avant-crise sanitaire et 32 % ont eu des conditions de travail en partie dégradées.

On constate que le groupe de travail où l’impact a été le plus important ( 1 personne sur trois) concerne les femmes cadres ou de professions intermédiaires travaillant dans la santé, l’enseignement ou le commerce de détail. Cela s’explique en partie par une augmentation de l’activité, des horaires plus longs et atypiques entraînant un travail plus intense.

Ces conditions de travail dégradées ont pour conséquences une contamination accrue ainsi qu’une dégradation générale de l’état de santé des travailleurs (le risque de dépression a doublé par rapport à 2019).

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