Les entreprises françaises exemplaires en matière de respect des droits humains et de normes de travail
A l’échelle européenne, les entreprises françaises paraissent plus avancées dans la voie du respect des droits humains et des normes de travail. Elles doivent cependant encore progresser en ce qui concerne l’identification des sujets à traiter. Tout comme leur suivi, d’après des données que publie le réseau France du Pacte mondial des Nations Unies.
64 % des entreprises françaises s’impliquent en faveur du respect des droits humains et des normes de travail. Tel est le résultat d’une étude que publie le réseau France du Pacte mondial des Nations Unies. Parmi ses adhérents, 1 366 ont accepté de publier leur communication sur le progrès (Cop). Ce document rend compte de leur conformité avec les 17 objectifs de développement durable définis par l’ONU dans le cadre de la démarche Agenda 2030.
Le pourcentage d’entreprises engagées place la France juste au-dessus de la moyenne européenne (63%). En revanche, elles se situent en retrait par rapport aux entreprises des autres continents (69%).
Des engagements variables selon les sujets
Les points forts des entreprises françaises concernent la santé et sécurité au travail. 92 % d’entre-elles ont identifié cet enjeu comme étant lié à leurs opérations ou à leur chaîne de valeur. 87 % ont déployé des actions sur ces sujets.
Parmi les autres préoccupations prioritaires, 79 % des entreprises françaises se mobilisent contre les discriminations. En revanche, des sujets tels que le travail forcé ou celui des enfants restent en retrait avec 45 % d’engagement.
Identifier et corriger des impacts négatifs
Par ailleurs 19 % des entreprises concernées par l’étude ont identifié des impacts négatifs concernant la santé sécurité au travail. Cette démarche varie cependant selon la taille de l’entité. 28 % des grandes entreprises les ont ciblés, contre 4 % des PME et 9 % des ETI.
Quant à la correction de ces impacts, 93 % des entreprises françaises les traitent. Ce qui les place en tête par rapport à leurs voisines européennes ou d’autres continents. Cependant, 68 % seulement ont défini des objectifs pour mesurer leurs progrès.
Malgré ces bonnes pratiques émanant de quelques bonnes élèves parmi les entreprises françaises, les performances en matière de sécurité au travail restent cependant en retrait par rapport à la moyenne européenne. D’après le baromètre de l’Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail (OSHA-EU), le taux d’accident mortel du travail pour 100 000 salariés, se situait à 3,1 sur la période 2020-2022, contre 1,7 seulement pour la moyenne des 27 Etats de l’Union européenne.

