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Trente ans après l’interdiction de l’amiante, les pouvoirs publics renouvellent leur plan de prévention

A la fin de l’année il y aura trente ans que l’utilisation de ce matériau de construction, aux effets notoirement cancérogènes, a été interdit en France. Les pouvoirs publics viennent pourtant de publier un nouveau plan de prévention. Preuve que l’éradication de sa menace pour la santé au travail demeure un défi de longue haleine.

Fibre miracle pour ses propriétés de résistance au feu, l’amiante s’est également avéré un produit dangereux pour la santé humaine. Il arrive en tête des causes de cancers d’origine professionnelle avec, chaque année, 1 000 cas de mésothéliomes pleuraux et 1 800 à 4 000 cancers broncho-pulmonaires. Son interdiction, au premier janvier 1997, a certes stoppé sa diffusion mais elle n’a pas résolu la question de l’exposition des travailleurs aux matériaux déjà mis en œuvre (et pas tous retirés à ce jour). Or les symptômes sont susceptibles d’apparaître 30 à 40 ans après une exposition. C’est pourquoi, après un premier plan d’actions interministériel destiné à améliorer la prévention des risques liés à l’amiante (PAIA), adopté en 2016, les pouvoirs publics viennent de lui donner une suite.

Cinq axes d’action

Le PAIA2 se concentre sur la période de 2026 à 2030. Il retient cinq grands axes de prévention. Il s’agit de renforcer l’information de la population et des travailleurs ; d’améliorer et accélérer la professionnalisation ; d’améliorer les connaissances et développer des outils de collecte et de suivi de données ; de faire évoluer la réglementation et mettre en œuvre des actions pour réduire l’exposition ; de faciliter et accompagner la mise en œuvre de la réglementation liée à l’amiante ; de soutenir les démarches de recherche et de développement sur l’amiante.

Des sujets nouveaux

Par ailleurs, le PAIA2 tient compte des avancées scientifiques et des recommandations sanitaires du Haut Conseil de la santé publique. Il y a deux ans, ce dernier a notamment actualisé celles concernant la gestion des matériaux contenant de l’amiante dans les bâtiments.

Enfin, le plan va au-delà du précédent en développant certaines problématiques. Il s’agit de l’amiante naturellement présent dans certaines roches et certains terrains ainsi que dans les établissements scolaires. Le PAIA2 prévoit par ailleurs un renforcement de la prévention du risque amiante en Outre-mer.

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