Une étude met en garde contre les travacances

Une nouvelle étude d’Expedia met en garde que les « travacances » ne sont pas une solution pour pallier la privation de vacances.

Travacances. Autrement dit « voyager tout en faisant du télétravail ». Avec la nouvelle flexibilité des conditions de travail mises en place depuis le début de la pandémie, la délimitation entre vie professionnelle et vie personnelle se brouille pour certains. C’est ce que révèle une étude menée par Expedia publiée le 22 février 2022. Parmi les 14 500 travailleurs adultes interrogés à travers 16 pays (Amérique du Nord et du Sud, Europe, Asie Pacifique), 43 % d’entre eux estiment qu’il est de plus en plus difficile de décrocher de son travail. Du côté des Québécois, si les travailleurs ont pris un nombre de jours de vacances équivalent à la moyenne mondiale en 2021 (soit 18 jours), une majorité a l’impression de s’être privée de vacances (53 %) et ressent plus que jamais un épuisement professionnel (66 %). Bien que de nombreux travailleurs ont pris des « travacances », 80 % d’entre eux ne considère pas qu’il s’agit de vraies vacances (81 %).

En outre, 29 % des Québécois apportent leur ordinateur portable, et près du quart (21 %) participe souvent à des vidéoconférences. « Malgré l’opinion presque universelle voulant que prendre des vacances sur une base régulière soit essentiel à notre santé et à notre bien-être, l’étude démontre que les gens éprouvent de la difficulté à se couper complètement de leur travail, souligne Mary Zajac, directrice des relations publiques pour la marque Expedia. Ils essaient plutôt de tout faire, soit en consultant leurs courriels depuis le bord de la piscine ou en prenant des appels en dehors de leurs heures de travail. »

Se débarrasser de mauvaises habitudes en vacances

Qu’il s’agisse de renouer avec ses proches ou de réduire les risques d’épuisement professionnel, les recherches mettent constamment en relief les bénéfices de prendre des vacances. Toutefois, certaines mauvaises habitudes empêchent les travailleurs de profiter pleinement de leur jours de repos. 34 % des sondés admettent indiquer leur numéro de cellulaire dans leur message d’absence de bureau à l’intention de leurs clients et de leurs collègues, ce qui ouvre la porte aux interruptions pendant le temps qui devrait être consacré au repos. Intégré dans la loi française, droit à la déconnexion est un principe selon lequel un salarié est en droit de ne pas être connecté aux outils numériques professionnels (téléphone portable, courriels, etc.) hors des horaires de travail (temps de transport travail-domicile, congés, temps de repos, week-end, soirée, etc.). 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

X