Des exosquelettes pour les soignants

Afin de diminuer le risque de développer des troubles musculo-squelettiques (TMS), l’hôpital Foch de Suresnes (92) a équipé ses équipes d’exosquelettes.

Investi dans un large plan d’action en faveur de la qualité de vie au travail (QVT), l’hôpital Foch de Suresnes propose à ses équipes de gériatrie aiguë de tester des exosquelettes pour réduire le risque de développement de TMS. « Notre directeur souhaite étudier toutes les propositions pour améliorer le bien-être des soignants et des patients, et nous pouvons mettre en place des solutions innovantes », apprécie Dorota Roll, responsable des conditions de travail et de la prévention des risques professionnels. 

L’hôpital n’en est pas à son coup d’essai : les équipes bénéficient déjà de lève-malades mobiles et sur rails, et de verticalisateurs afin de limiter les risques liés à la manutention des patients. Mais en ce qui concerne la toilette des patients, la pose de pansement, l’installation de la personne, et certains gestes techniques où le personnel est obligé de se pencher et qui sollicitent beaucoup leur dos, l’hôpital ne disposait pas encore de solution adaptée.


« C’est pour ce genre de postures que nous testons les exosquelettes dans l’unité de gériatrie aiguë. L’appareil maintient le dos et accompagne les mouvements tout en protégeant des postures à risque, grâce notamment à un système d’assistance électrique qui permet une décompression des disques lombaires, détaille Dorota Roll. Nous proposons aux salariés de le tester d’abord une heure par jour, puis quatre et enfin huit heures pour une adaptation progressive. Les soignants concernés nous font ensuite des retours chaque jour pour que l’on puisse évaluer la pertinence du dispositif dans nos services de soins, explique encore Dorota Roll. En ce moment, nous cherchons par exemple à voir comment les soignants le supportent pendant des fortes chaleurs », conclut-elle.

Hôpital Foch

2 réflexions sur “Des exosquelettes pour les soignants

  • 31 août 2021 à 10h47
    Permalien

    bonjour
    Je suis membre du CHS-CT et AIDE-SOIGNANTE au CHU de Nantes.
    Nous sommes intéressés par l’exosquelette dans le travail quotidien des soignants.
    La principale cause des TMS sont les gestes répétitifs et de soulèvements.( la biomécanique).
    Nous nous efforçons de faire entendre à nos directions de CHU qu’il faut mettre en place cet intermédiaire pour soulager les soulèvements et torsions du dos auprès des soignants.
    Pouvez vous nous en dire plus sur l’usage sur l’essaie à l’Hôpital de Suresnes à Paris en service de Gérontologie.

    Répondre
    • 1 septembre 2021 à 16h01
      Permalien

      Bonjour,
      Selon nos informations, l’essai est toujours en cours à l’hôpital Foch de Suresnes, mais les premières remontées sont très positives et l’hôpital envisage de déployer les exosquelettes plus largement. Chaque dispositif est adapté à la morphologie de son porteur et à ses besoins pour maintenir le dos et accompagner les mouvements tout en protégeant des postures à risque, grâce notamment à un système d’assistance électrique qui permet une décompression des disques lombaires. Pour certains soignants, les bénéfices se font sentir dès la mise en place de l’appareillage. Porté sous la blouse, afin de limiter les frottements et garder l’accès aux poches du vêtement, l’exosquelette n’est néanmoins pas sans contrainte : il peut être perçu comme lourd ou encombrant. Raison pour laquelle l’hôpital propose de le tester d’abord une heure par jour, puis quatre et enfin huit pour une adaptation progressive. Les soignants concernés font ensuite des retours chaque jour pour évaluer la pertinence du dispositif dans les services de soins.

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

X