Evacuation d’urgence : chaque minute compte

Chaque année, plus de 300 000 incendies se déclarent sur le territoire français causant environ 460 décès par an et 10 000 blessés. Lors de l’évacuation d’urgence d’une entreprise, en cas d’incendie ou d’alerte à la bombe par exemple, cinq facteurs doivent être pris en compte.

EVACUATION. Le projet européen lancé en février 2018 a fourni de nouvelles pistes d’évaluation pour réduire les délais d’évacuation des salariés d’une entreprise. Les résultats démontrent que cinq points conduisent vers des comportements à risque, rappelle sur Twitter Bruno Maestracci, directeur départemental du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de la Seine-et-Marne (77) :

  • La lenteur du temps de réponse : il a par exemple fallu 25 minutes pour qu’une décision collective d’évacuation soit prise par les employés de la deuxième tour lors du 11 septembre 2001.
  • Ramasser ses affaires : « nos biens comptent moins que notre survie, elles occupent notre esprit au lieu de nous sauver la vie », souligne Bruno Maestracci.
  • Prendre un trajet habituel au lieu d’emprunter les sorties de secours : cela entraine une perte de temps importante dans une situation ou chaque seconde compte.
  • Le fait de courir : afin d’éviter les mouvements de foule et le risque de chute, la maitrise de son calme est impérative. Elle permet aussi de réduire le facteur de stress et conserver ses capacités cognitives.
  • Filmer ou pendre des photos avec son smartphone : « vous n’êtes pas spectateur mais l’acteur de votre survie », rappelle le directeur Maestracci.

Les résultats de ce projet européen ont d’ailleurs été communiqués aux praticiens de la santé et de la sécurité.

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