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Contre les lombalgies, l’INRS propose aux employeurs un « cadre vert »

La récente réforme des arrêts maladie, qui restreint les possibilités d’absence, pose la question de la prise en charge des lombalgies. Elle demeurent en effet à l’origine d’un arrêt de travail sur cinq. Avec le « cadre vert », l’INRS a élaboré une méthode destinée à organiser un retour durable au travail.

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) arrivent en tête des motifs d’arrêts de travail. Parmi eux les lombalgies constituent les pathologies les plus fréquentes. Un arrêt du cinq leur est imputable. Ce qui soulève deux difficultés pour les employeurs : l’absence ponctuelle du salarié à son poste mais également sa fragilisation parfois durable qui rend tout retour au travail aléatoire. Du moins si la reprise de poste s’effectue dans des conditions identiques. Par conséquent, l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) s’est intéressé à cette nécessaire phase d’adaptation afin que les lombalgies n’apparaissent plus comme une fatalité.

Préparer collectivement le retour au travail

« L’entreprise peut jouer un rôle majeur pour permettre au salarié lombalgique un retour au travail le plus tôt possible, éviter des arrêts de longue durée et une évolution vers un stade chronique », explique-t-elle dans une publication consacrée à cette démarche baptisée « cadre vert ». Celle-ci implique une volonté de la part de l’employeur d’examiner la situation de travail, ainsi qu’une approche collective impliquant différents acteurs : services RH, santé au travail, encadrement (au sein duquel sera désigné un accompagnant). Sans omettre, à l’évidence, l’écoute du salarié concerné. Le cadre vert définit des adaptations des situations de travail et il organise une période de transition destinée à sécuriser un retour progressif à la normale.

Un référentiel à adapter au cas par cas

Pour guider les employeurs, l’INRS propose un référentiel d’analyse des facteurs à l’origine des maux de dos. Il comporte huit points de vigilance. Ainsi, en ce qui concerne la manutention, les charges ne devront pas peser plus de cinq kilos. Aucun travail ne devra s’effectuer en position penchée visible. On évitera également les tâches répétitives (moins de 40 actions techniques par minutes ou deux heures par jour). Sans oublier de faire preuve de souplesse dans le choix des pauses, l’organisation du travail, d’accepter une adaptabilité des tâches ou encore l’entraide entre collègues.

Le cadre vert ne se veut certes pas une recette miracle qui garantirait un retour au travail réussi. En revanche, il aide les employeurs volontaires à passer en revue différents points critiques avec méthode. Il revient en effet à chaque entreprise de déterminer les plus pertinents par rapport à son contexte de travail. Autrement dit à définir son propre cadre vert.

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