Actus

Après les catastrophes de l’été, 66 % des salariés touchés par l’éco-anxiété

Les canicules et les grands incendies de cet été ont augmenté l’éco-anxiété de la population. D’après une enquête, réalisée à la rentrée, ces phénomènes ne sont plus abstraits mais bien réels. Au point de susciter des troubles ainsi que de nouvelles attentes l’égard des employeurs.

Les craintes d’un futur soumis au dérèglement climatique semblent plus présentes que jamais. 66 % des salariés déclarent une éco-anxiété d’après une enquête auto-administrée en ligne, du 2 au 3 septembre 2026, à l’instigation de la plateforme de santé mentale, Teale. Précision importante, les 320 répondants sont des salariés dont l’entreprise a déjà fait appel aux services de Teale pour traiter des enjeux de santé mentale. On peut donc supposer que le pourcentage de l’éco-anxiété serait supérieur au sein d’un échantillon élargi.

Une menace bien réelle

Autre enseignement de cette enquête, l’éco-anxiété ne constitue plus une crainte future mais une menace ressentie actuellement. « Et elle ne concerne pas qu’une génération : elle traverse tous les âges et elle entre au travail, chaque matin, avec les salariés », commente dans un communiqué Julia Néel Biz, cofondatrice de Teale. 58 % des salariés expriment de l’impuissance ou de la colère. Ils sont également 43 % à déclarer des troubles du sommeil ou une fatigue morale en lien avec ce phénomène. Au point, pour 16 % des répondants, de repousser ou renoncer à un projet personnel.

Des répercussions au travail

Cette éco-anxiété gagne la sphère professionnelle : 62 % des sondés reconnaissent des impacts sur leur sérénité. Elle altère leur capacité à se projeter dans leur travail, à investir leurs missions et à faire des projets pour leur activité. Pour contrer ce phénomène, les salariés attendent des actions des pouvoirs publics (78%), des entreprises (62%), plus que d’eux-mêmes (46%). « C’est un renversement par rapport au discours dominant, qui renvoie l’éco-anxiété aux gestes et à la responsabilité de chacun », relève Teale.

92 % des répondants vont jusqu’à formaliser des attentes à l’égard de leur employeur. Leur principale attente porte sur une meilleure protection des conditions de travail lors des phénomènes extrêmes. 24% souhaitent que leur employeur leur permette de parler de l’éco-anxiété. Enfin, 9 % réclament à leur entreprise une réduction de son impact environnemental.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

X