Actus

Une étude pointe les risques de TMS liés à la pose de pavés

La pose de pavés constitue une activité traditionnelle dans le secteur des travaux publics. L’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTB) vient d’étudier les contraintes que subissent les paveurs et il formule des recommandations.

« Malgré une mécanisation partielle, la pose de pavés reste une activité fortement manuelle et comprend des situations de travail physiquement contraignantes dans lesquelles le risque de développer des troubles musculo-squelettiques (TMS) est important. » Dans sa dernière étude ergonomique consacrée au sujet, l’OPPBTP pointe les risques liés à cette activité restée traditionnelle et nécessitant un savoir-faire spécialisé.

Une pose au sol à risque

L’activité consiste à préparer le support, à poser les pavés, puis à jointer. C’est la deuxième étape, celle de la pose, qui concentre les risques de TMS. Il faudra d’abord aplanir la surface, en appui sur les genoux et avec le tronc fléchi. Puis viendra l’approvisionnement et le réapprovisionnement du stock de pavés,au fur-et-à-mesure de la pose. Un effort pas anodin puisque couvrir un m² au sol, réclame 83 pavés soit une charge de 200 kg à déplacer. Enfin, la pose implique de travailler soit debout soit à genoux (pour des agencements plus complexes) avec le tronc fléchi. Et ce, de manière prolongée, tout en manipulant des pavés qui pèsent en moyenne deux kilos chacun. En position debout, le poseur subit des mouvements de flexion dorsale lorsqu’il se penche en avant, ainsi que des inclinaisons latérales. S’il travaille à genoux, ceux-ci encaissent des appuis importants. Quant au tronc, il effectue des rotations répétées. Il faut également compter avec des vibrations lorsqu’il s’agit de découper des pavés ou de les mettre à niveau.

Des mesures de protection à plusieurs niveaux

L’OPPBTP formule des recommandations destinées à réduire la pénibilité des tâches notamment en les alternant. Ces pauses évitent de ne pas subir trop longtemps la même posture. La préparation du stock de pavés est également déterminante pour éviter les aller-retours. On pourra positionner un stock intermédiaire, par exemple avec un engin de levage, ce qui évitera au passage de se baisser pour les ramasser. En ce qui concerne les EPI, le port de genouillères s’impose. Un exosquelette pourra soulager les opérateurs pendant les phases de manutention. Enfin, des outils anti-vibrations apportent également un meilleur confort de travail.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

X